Allergie ou intolérance : bien faire la différence
Allergie alimentaire
Réaction anormale du système immunitaire à un aliment, qui se manifeste par des symptômes inflammatoires de survenue brutale : démangeaisons, rougeurs, gonflements, difficultés respiratoires ou choc anaphylactique.
Intolérance alimentaire
Difficulté à digérer un aliment, qui se manifeste par des symptômes digestifs de survenue progressive : ballonnements, gaz, douleurs abdominales ou diarrhées.
L'intolérance peut être liée à un déficit enzymatique ou à une sensibilité chimique, selon la quantité consommée. Les symptômes allergiques surviennent immédiatement après l'ingestion, tandis que ceux de l'intolérance apparaissent progressivement.
Les 14 allergènes majeurs
Selon la directive européenne 2007/68/EG :
La maladie cœliaque
C'est une maladie intestinale chronique auto-immune liée à la gliadine, une protéine du gluten, survenant chez des individus génétiquement prédisposés. La gliadine provoque une réaction immunitaire exagérée et une inflammation qui endommage la paroi intestinale interne.
Les effets du gluten sur l'organisme peuvent inclure : douleurs abdominales, brûlures épigastriques, rétention d'eau, nausées, diarrhées, constipation, maux de tête, migraines, fatigue chronique, troubles immunitaires, vertiges, hypotension, brouillard cérébral, douleurs articulaires, manque de concentration et susceptibilité accrue aux infections et allergies.
La sensibilité au gluten non cœliaque (SGNC)
La SGNC se manifeste par des symptômes digestifs et extra-digestifs après ingestion de produits contenant du gluten, sans maladie cœliaque ni allergie au blé avérées. Les causes demeurent imprécises, mais pourraient impliquer des réactions immunitaires anormales ou une intolérance aux FODMAPs — des sucres provoquant des fermentations intestinales et une hyperperméabilité. Le diagnostic repose sur l'exclusion de la maladie cœliaque et de l'allergie au blé, en observant une amélioration lors de l'exclusion du gluten et une réapparition des symptômes lors de sa réintroduction.
L'avoine contient-elle du gluten ?
Les céréales contenant des prolamines (protéines apparentées au gluten) suivent le mnémonique S.A.B.O.T.E.K : Seigle, Avoine, Blé, Orge, Triticale, Épeautre, Kamut. La prolamine du blé s'appelle gliadine, celle de l'avoine avénine — un gluten différent de celui du blé. Le Kamut contient beaucoup moins de gluten que le blé moderne.
« Cinq années d'errance médicale, avec des intolérances au fructose, au lactose, au gluten et à d'autres substances (aloe vera, caséine, levure de bière, wakamé, curcuma, ginkgo biloba, orange, petit pois). Le traitement méthotrexate que je prenais contenait lui-même du gluten. Des symptômes graves ont suivi : vertiges, chutes orthostatiques, anémie, hypocalcémie sévère. Après deux ans de suivi rhumatologique et une batterie d'examens — biopsie, scanner, tests allergologiques — la maladie cœliaque n'a pourtant pas été détectée, malgré les symptômes. »
« L'hypersensibilité au gluten n'est détectable que lors de son éviction. Depuis l'exclusion du gluten et du lactose, j'ai connu une revitalisation majeure : suppression des crises sévères, perte de dix-huit kilogrammes, disparition des vertiges, normalisation quasi complète des analyses biologiques. Le moindre écart provoque aujourd'hui des symptômes violents et immédiats. Alors, l'effet de mode ? La réponse est non. Juste une réalité, une question de santé vitale ! »
— Nathalie Gonzalez Chamorro